De ma Maman, à toutes les mamans

De ma Maman, à toutes les mamans

Le point de départ

Je vous l’ai écrit sur Instagram en début de semaine, ces derniers jours de septembre sont un peu spéciaux pour ma famille, car le 28 septembre – jour où je publie cet article – marque le jour du décès de ma Maman. Partie bien trop tôt, un lundi matin de 1998. La faute au cancer du sein. D’ailleurs, je vous en reparlerai, de ce cancer parfois héréditaire, car une personne avertie en vaut deux. Ou mille.

1998 – 2018. Vingt ans donc. J’ai vécu maintenant un bon bout de plus que la moitié de ma vie sans elle. Evidemment que je ne pense pas à elle qu’à la date de son décès ou dans les jours qui précèdent. Je ne pense pas non plus à elle chaque jour qui passe et je suis sûre qu’elle ne m’en voudrait pas. Mais cette période de l’année est malgré tout propice à plus de pensées, de réflexions, de souvenirs.

Vingt ans après, je n’ai pas de difficultés à en parler. Cette épreuve fait partie de mon histoire et a façonné la personne que je suis aujourd’hui, même si je m’en serais bien passé. Il est certain que je préfèrerais l’avoir à mes côtés, pouvoir l’appeler quand je ne sais pas faire quelque chose ou que mes enfants me tapent trop sur les nerfs 😉 Mais la vie est ainsi faite et mieux vaut regarder vers l’avant en chérissant les bons souvenirs, que regarder vers l’arrière et ressasser l’éternelle nostalgie de ce que la vie aurait pu être avec elle.

Mais le but de cet article n’est pas de vous parler de ça 😉 J’ai eu envie d’écrire sur un thème particulier (oui, oui, je te promets, on va y arriver !) justement parce qu’à l’approche de ce jour, je repense souvent à qui elle était, à ses derniers jours, à ses sacrifices pour nous.

L’abnégation des parents et des mamans en particulier

La définition de l’abnégation selon le Larousse est :

Sacrifice total au bénéfice d’autrui de ce qui est pour soi essentiel.

Il est une vérité assez universelle je pense – que nos parents soient encore là aujourd’hui ou pas – c’est que nous ne nous rendons compte de tout ce que nos parents ont fait pour nous qu’une fois que nous devenons nous-même parents. Alors seulement, nous prenons conscience de l’ampleur de la tâche, des trésors de patience et des nombreux sacrifices qu’ils ont faits pour nous.

Parce que je l’ai relu plusieurs fois déjà depuis le jour de l’enterrement, je connais bien l’éloge funèbre (désolée pour ce nom vraiment déprimant, mais je n’en ai pas trouvé d’autre qui soit correct, même si « hommage » serait probablement plus pertinent) écrit par son cousin pour ma Maman. C’est en particulier le passage suivant qui m’inspire ce billet d’humeur :

Tu n’aimais pas qu’on sache, tu ne voulais pas qu’on parle de toi; en arrivant à l’hôpital dimanche, tu t’es encore adressée au personnel en t’excusant de déranger. Tu détestais que l’on s’apitoie sur ton sort, tu as été cruelle avec toi-même pour ne pas l’être avec tes proches, tu ne voulais en aucun cas coûter quelque chose aux autres.

Je pense que cette phrase résume assez bien la façon dont elle a vécu sa maladie. Je devrais plutôt dire la façon dont elle s’est imposé de vivre sa maladie.

J’avais 14-15 ans, mes souvenirs sont pourtant flous, mais je me rappelle exactement de ma Maman comme ça. Une personne altruiste, qui voulait toujours bien faire pour les autres et pour ses enfants en particulier. Qui s’était probablement juré de tout faire pour que sa maladie ne change rien pour nous, que tout soit « comme avant ». A tel point que dans la voiture, en montant à l’hôpital avec mon papa après qu’elle y a été transférée en ambulance le matin même, je lui demandais – et je me rappelle de l’endroit exact du trajet où nous étions quand j’ai posé cette question – quand elle pourrait rentrer à la maison. Elle est décédée le lendemain, moins de 24 heures après son hospitalisation.

Il est temps de se poser les bonnes questions

Maintenant que je suis maman, je peux comprendre ce choix. Vouloir le meilleur pour ses enfants. Vouloir leur épargner la peine, les difficultés, les contrariétés. Je peux le comprendre et j’aurais probablement tendance à faire le même.

Mais j’espère que cela ne sera pas le cas. En tous cas pas tout le temps, dans toutes les situations. Et surtout pas dans la maladie.

Je suis presque sûre que toi, la maman là derrière ton écran, tu te reconnais un peu dans ce choix. Toi aussi tu t’oublies trop souvent, tu fais passer les autres et surtout tes enfants avant toi. Tu te dis que bon allez, c’est pas grave, tu prendras ce petit temps à toi la semaine prochaine, tu replanifieras cette sortie annulée plus tard. Promis, promis, la semaine prochaine / le mois prochain / l’année prochaine, tu prendras plus de temps pour toi, tu penseras à toi, tu te reprendras en main pour (re)devenir celle que tu es vraiment, cachée sous les cernes, les to do lists et la charge mentale.

On se dit qu’on a le temps. Les premières années passent tellement vite. Parce que les premières années sont très importantes, hein. Et puis en fait, à bien y penser, il y a aussi les années d’école, l’adolescence… tant de moments où ils auront encore tellement besoin de nous, bien qu’on ne changera plus de couches et qu’on ne leur donnera plus de biberons, ni de petits légumes trop cuits à la cuillère. Alors c’est quand qu’on le prend, ce temps pour soi ?

Et si c’était maintenant ? On ne parle pas forcément d’un week-end entier au spa avec des copines dès le départ. C’est comme les régimes, rien ne sert de commencer en se fixant de ne manger que de la salade, au risque d’échouer, découragée, après 2 jours. Evidemment que tout ça prend encore plus de sens – et d’urgence – quand on est une maman malade. Mais ce que j’aimerais instiller comme réflexion ici, c’est l’idée que cette abnégation, bien qu’elle soit louable, n’est pas toujours aussi bénéfique qu’on peut le croire.

A quoi bon épargner des tâches, des demandes, des contrariétés à nos enfants si c’est pour qu’ils vivent avec une maman certes ultra dévouée, mais qui se perd un peu ? Une maman qui au fur et à mesure des années, gardera peut-être du ressentiment contre cette situation qu’elle a bien voulue, mais… il y aura peut-être un « mais » qui sera prononcé un jour.

Le but de ce texte est de partager ce souvenir, de faire de ce sentiment – celui que, si elle avait fait un peu plus attention à elle, concentré plus son énergie à sa bataille contre le cancer qu’à nous protéger dans notre petit cocon douillet, l’issue aurait peut-être été différente – la base d’une réflexion qui puisse être utile et encourager ne serait-ce qu’une personne à prendre un peu de temps pour elle, loin de ces sacrifices et de cet investissement tellement important, mais terriblement prenant également. La finalité pour moi n’est pas de répondre à une question impossible, ni de refaire l’histoire ou de me faire – ou à mes proches – des reproches. La réalité est telle qu’elle est et rien ne sert de fabuler sur des scenarios théoriques.

L’important c’est la réflexion. Les petites graines semées. Que toi, lectrice, peut-être en lisant ce petit (euh désolée, pas si petit) texte sans prétention, tu te dises « mais oui, j’en ai besoin de ce petit temps pour moi ».

Et commencer modestement. Une petite balade au soleil après que le papa soit rentré et juste avant le dîner (et tant pis si le dîner c’est livraison de pizza !). Lire un petit moment un livre qui nous fait envie depuis longtemps. Aller manger avec une amie. Et finalement, partir en week-end entre copines, c’est aussi une possibilité 😉

Prenez soin de vous, vous en avez besoin, mais vous enfants (et tous vos proches) aussi, d’une certaine façon !

Pâte à tartiner trop trop bonne et pas cra-cra

Pâte à tartiner trop trop bonne et pas cra-cra

C’est THE recette je crois qu’on m’a le plus demandé de (re)partager sur Instagram, elle a donc clairement sa place ici !

Si vous avez des enfants – et même si vous n’en avez pas en fait – ce sont probablement de grands fans de… pâte à tartiner au chocolat. La fameuse qu’on trouve partout, qu’on voit à la TV à grand renfort de slogans retourneurs de cerveau du style « la qualité c’est notre choix » ou encore « le goût du cacao N***ella ». Bref. Mon avis : une des plus grosses saloperies dont on farcit nos enfants (avec les céréales du petit déjeuner). Si tu as déjà vu la composition d’un pot de cette pâte à tartiner, tu as aussi certainement eu les mêmes sueurs froides que moi. Allez, je te remets le truc juste pour le fun (et l’électrochoc) :

7387767_web-nutella-002-002Que du bon, que du sain et de l’énergie pour nos chérubins, non ?

On a supprimé cette marque chez nous* depuis un bon moment, mais ce n’est qu’il y a environ un an, après avoir acheté un pot de pâte à tartiner avec de bons ingrédients (soit majoritairement des noisettes et du chocolat, comme cela devrait être le cas) à un prix qui m’a presque fait tomber de ma chaise, que je me suis demandé s’il n’y avait pas un moyen facile d’en faire à la maison.

* Je vous rassure, on n’est pas des intégristes, même si ça ne me fait pas méga plaisir au plus profond de moi, nos filles sont libres d’en manger à l’extérieur si on leur en propose, évidemment 😉

J’ai fait quelques recherches et j’ai testé une recette trouvée sur internet qui avait tout plein d’avis positifs. La première a été la bonne et je n’en ai jamais cherché d’autre. Alors c’est sûr que même fait maison, une bonne pâte à tartiner a un coût : les noisettes / amandes bio coûtent relativement cher, le chocolat aussi. Mais le jeu en vaut la chandelle et elle vous reviendra de toute façon moins cher qu’une version du commerce !

Cette fameuse recette, vous la trouverez ici ! Elle est faite pour le Thermomix, mais je sais que certaines ont essayé avec leur mixer/blender et c’est allé tip top !

La recette est facile, mais prend quand même un peu de temps, surtout le « pelage » des noisettes 😛 La dernière fois que je l’ai faite, j’ai doublé la dose (et ça a passé, ce qui n’est pas toujours le cas avec les recettes Thermomix), comme ça on n’a 4 beaux pots de réserve. Après les avoir laissés au frigo juste après la préparation pour durcir, je les conserve sans problème à température ambiante (je stérilise les bocaux avant par contre quand même). Je n’ai pas trop de recul sur la durée de conservation, car chez nous elle part vite et que je n’avais toujours que deux pots en réserve. Je vous ferai un petit feedback quand on aura nivelé les quatre pots actuels 😉

Chez moi, la consistance est légèrement granuleuse, mais ça n’a jamais posé de problème, pourtant j’ai une fille niveau « expert » de la pinaillerie alimentaire !

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Les incontournables de tous les jours : pain de mie et yaourts

Les incontournables de tous les jours : pain de mie et yaourts

Dans cet article, je partage avec vous deux recettes de base faites maison que je fais au moins une fois par semaine depuis plusieurs mois. Et elles ont vraiment révolutionné notre quotidien !

Par souci de consommer le moins possible d’aliments transformés et remplis de saletés chimiques qui n’ont rien à y faire, il y a avait deux « produits » que je voulais vraiment remplacer, mais pour lesquels je peinais à trouver des recettes rapides et délicieuses (et surtout appréciée de tes nains), ces « musts » que tu connais par cœur et que tu pourrais faire les yeux fermés sans avoir besoin de 1000 ingrédients exotiques ni mettre ta cuisine sans dessus dessous :

le pain et les yaourts

Ces recettes ne sont pas les miennes et j’ai eu la chance de les trouver sur deux blogs / comptes Instagram que j’adore, ceux de Lumai Blog et de L’heure de la sieste.

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Pastilles WC

Pastilles WC

Attention, article glamour en vue !

D’accord, le titre ne vend pas du rêve et pourtant, vous faites sûrement (et fort heureusement) partie des gens qui aimeraient que leur petit coin soit toujours d’une propreté irréprochable.

Comme moi, vous avez peut-être balancé dans vos toilettes moults produits plus agressifs et plus chimiquement parfumés les uns que les autres, au nom de l’hygiène. Si si, tu sais, les produits qui te piquent le nez quand tu les utilises, et les petits blocs qui te font une « belle » eau bleue… un cache-misère surtout (sans parler du fait que ça te tache ton siège WC pour toujours, mais je m’égare. Surtout que t’as vu le prix d’un siège WC Laufen ? Ah non désolée, je continue de m’égarer).

J’utilise cette recette extraite du petit fascicule reçu lors du cours suivi chez Mamie (encore et toujours) depuis des mois et j’en suis très satisfaite !


Recette

  •  4 CS d’acide citrique
  • 4 CS de bicarbonate de soude
  • 1 CS de cristaux de soude
  • 1 CC de percarbonate
  • Eau (vaporisation)

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Mélanger tous les ingrédients dans un bol (attention : tous les ingrédients sont biodégradables, mais les cristaux de soude sont corrosifs. Si vous envisagez de manipuler la préparation avec les mains, pensez à mettre des gants !).

Ajouter 1-2 pulvérisations d’eau / gouttes d’eau (à la cuillère) et mélangez; la préparation a un aspect sableux. Il s’agit réellement d’ajouter une très petite quantité d’eau ! Car sous l’effet de cette dernière, le bicarbonate va mousser. Donc si vous incorporez une trop grande quantité d’eau, votre mélange va beaucoup trop mousser et mettre des jours et des jours à sécher (tout en ayant débordé dix fois du moule probablement ;-)).

Remplir un moule, type moule à glaçons ou à cannelés, en silicone par exemple (évidemment, vous n’utiliserez ce moule qu’à cette fin et plus pour des préparations alimentaires !). Bien tasser. Laisser reposer quelques minutes, re-tasser si nécessaire, car un léger gonflement est possible sous l’action de l’eau avec le bicarbonate.

Laisser sécher quelques heures et démouler.

Jeter une pastille dans les WC et laisser agir un moment (personnellement je laisse entre 2h et une nuit). Passer un coup de brosse, rincer et voilà !

Attention à ne pas confondre les cristaux de soude avec la soude caustique, qui est dangereuse !

Lessive et adoucissant

Lessive et adoucissant

Quand j’ai décidé de changer mes habitudes de consommation pour ce qui concernait les produits ménagers, la lessive a été la première chose qui a occupé mon esprit. En tant que maman, les lessives ça me connaît. Avec trois enfants (et déjà deux à l’époque de ma réflexion initiale), la machine tourne très souvent chez nous. Autant de fois où on utilisait du produit de lessive, du détachant, de l’assouplissant. Et soyons honnêtes, j’étais la pro de la maxi dose d’adoucissant, plus le parfum était enivrant, plus j’aimais ! Me coucher dans un lit propre et frais qui sentait la pêche (de synthèse), punaise c’était le pied géant. Pareil que se sécher en enfouissant sa tête dans un linge-éponge parfumé à la vanille. Le MAL quoi.

Quand nous avons eu nos deux premières filles, je faisais « attention » en n’utilisant que de la lessive « spécial bébé », hypoallergénique et tout le concert de bons slogans marketing qui te fait imaginer que tu fais forcément le bon choix. Ou pas. Pas du tout en fait. Poursuivre la lecture de « Lessive et adoucissant »

Sprays multiusages et eau/vinaigre

Quand j’ai commencé à me poser des questions sur les produits industriels que nous utilisions tous les jours, j’étais enceinte de mon 3e enfant et nous étions au printemps 2017. J’ai profité d’un cours proposé par le magasin Chez Mamie Bio Vrac de Corcelles (NE) pour aller me renseigner plus en détails et profiter de recettes testées et approuvées par Cécile Jacot, la formatrice. Et ça a été une vraie révélation. Je me suis rendu compte qu’avec une petite quantité de produits de base, on pouvait faire plein de produits différents, avec un impact bien moindre sur l’environnement (et le porte-monnaie) qu’avec les produits industriels auxquels la pub et la société nous rendent accro !

Je partage avec vous ci-dessous deux recettes que je fais très régulièrement et que j’utilise tous les jours ! Ces recettes sont celles partagées par Cécile lors du cours suivi chez Mamie.

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Et voilà !

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Il y a quelques semaines, j’ai écrit mon premier « article » pour Emilie de mamandeteste (d’ailleurs si mon avis sur la peluche myHummy t’intéresse, tu peux le lire ici).

L’opportunité s’est présentée par hasard et en fait punaise, ça m’a rappelé à quel point j’aime écrire. Oui, rappelé, un peu comme le fait que j’aime lire, parce que bon, ces derniers mois (années??), je n’ai plus trop eu le temps de lire… alors écrire, à part des listes de courses, de choses à emporter en vacances et autres trucs de mamans, non, ça n’était définitivement pas au programme.

Quand j’ai démarré mon compte Instagram en avril 2016, je n’aurais jamais pensé que cette petite aventure m’amènerait ici aujourd’hui. Mais je suis obligée de constater que chaque jour une personne m’écrit pour me (re)demander telle ou telle recette, parce que le lien n’est plus dans ma bio ou qu’elle ne sait pas où trouver l’info ou même si cette info a déjà été publiée sur mon compte ! Il faut reconnaître qu’Instagram n’a pas été conçu pour ça. Les blogs, oui. Et le nombre de caractères est apparemment vraiment trop limité sur Instagram pour tout ce que j’ai souvent envie d’écrire sous chaque post 😉

Evidemment que je me suis dis que… bah où je trouverais le temps pour un blog ? Qu’est-ce que j’y mettrais vraiment à part trois recettes de produits ménagers ? Et en fait j’ai eu plein d’idées qui, bam, se sont bousculées dans ma tête. Mais non, définitivement, ce n’était pas raisonnable, je ferais mieux de continuer à taper des tartines dans mes posts Instagram, quitte à finir dans les commentaires, et à recopier les liens qu’on me demande en message privé.

Rah pis bon allez je vais juste me renseigner sur comment faire un blog. Pis un logo. Pis bon voilà, ce blog est là. Tout beau, tout neuf, tout vide.

J’espère vraiment avoir le temps de l’alimenter régulièrement, de pouvoir déjà assez rapidement y mettre une partie de ce que j’ai déjà partagé sur Instagram et… que ça vous plaira !

Bienvenue ici !